Les personnes atteintes d’Alzheimer ou de maladies apparentées doivent avoir accès à des soins palliatifs de qualité. À un stade avancé de la maladie, douleurs, confusion mentale, agitation ou anxiété apparaissent fréquemment, et les personnes concernées ne parviennent souvent plus à exprimer clairement leurs besoins. Les soins palliatifs contribuent à soulager les symptômes et à offrir la meilleure qualité de vie possible en fin de vie ; ils renforcent le droit à l’autodétermination, évitent les hospitalisations inutiles et soulagent les proches. Ils sont un élément essentiel d’une prise en soins empreinte d’humanité. 

Au niveau politique, la question du financement des soins palliatifs est controversée. En tant que membre de l’alliance « Pour un financement adéquat des soins palliatifs », Alzheimer Suisse milite en faveur d’un renforcement des soins palliatifs à l’échelle nationale.

Interventions au Parlement

Il y a déjà cinq ans, la motion 20.4264 de la Commission de la santé du Conseil des États a été adoptée à une large majorité par les deux Chambres. Elle demande au Conseil fédéral de créer les bases légales pour une prise en soins adaptée aux besoins en fin de vie, compte tenu des offres générales et spécialisées dans tous les domaines de soins, qu’ils soient ambulatoires ou stationnaires, et aux interfaces. 

En raison de l’urgence de la question, l’initiative parlementaire 24.454 du conseiller national Marc Jost invite le Parlement à légiférer lui-même en la matière ; il devrait ancrer les soins palliatifs dans la loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal) et reconnaître ces prestations comme catégorie de prestations soumises à l’assurance obligatoire des soins.

Le rapport du Conseil fédéral 

Dans son rapport du 25 juin 2025, rédigé en exécution de la motion susmentionnée, le Conseil fédéral se déclare disposé à augmenter, jusqu’à la réorganisation du financement des soins dans le cadre de l’EFAS, les contributions de l’assurance obligatoire des soins (AOS) pour les prestations spécialisées en matière de soins palliatifs. En attendant, il reviendrait aux cantons de combler les lacunes en matière de soins palliatifs grâce à un financement résiduel adéquat.

Des questions cruciales restent sans réponse

Alzheimer Suisse salue l’amélioration de la rémunération des soins palliatifs spécialisés à partir de 2027. Des questions importantes restent toutefois en suspens. Le Conseil fédéral renonce à inscrire expressément les soins palliatifs dans la LAMal et ne propose pas de modèle de financement contraignant. Le nouveau système de financement des soins dans le cadre de l’EFAS harmonise la structure tarifaire et supprime les incitations inappropriées ; il ne comble toutefois pas suffisamment les lacunes en matière de soins palliatifs. L’attention se porte désormais sur l’initiative parlementaire Jost, actuellement examinée par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national. 

Revendications de l’alliance en faveur d’un financement adéquat des soins palliatifs

  • Un ancrage juridique clair des prestations de soins palliatifs dans la LAMal et leur reconnaissance comme catégorie de prestations obligatoirement couvertes par l’AOS.
  • Des modèles de financement contraignants à l’échelle nationale pour les prestations spécialisées en soins palliatifs et le financement intégral des prestations générales.
  • Des mesures concrètes visant à combler les lacunes en matière de prise en soins, notamment en ce qui concerne les EMS [EV1] et les services de soins palliatifs à domicile.

Pour en savoir plus sur l’accompagnement des personnes atteintes d’Alzheimer ou de maladies apparentées et en situation de soins palliatifs, vous pouvez consulter notre fiche d’information Accompagnement et soins palliatifs

Dernière mise à jour : 31.07.2026