passer un contrôle médical. Bien qu’on lui ait diagnostiqué la maladie d’Alzheimer, Alexander racontait à tout le monde qu’il était en parfaite santé. Mais pour sa femme Susi, le diagnostic l’a poussée à affronter la réalité et à préparer l’avenir : « Je lis des tas de livres sur la maladie. Je ne crie pas sur les toits qu’Alexander est malade, mais je peux en parler si c’est nécessaire. »


Le savoir facilite la compréhension et soulage
Tout ce qui facilite la vie quotidienne, donne de la force et aide à rester en bonne santé constitue une mesure de prévention efficace contre l’épuisement physique et nerveux. Les personnes qui s’informent sur la maladie sont donc mieux à même de comprendre les réactions de leur proche malade. Irene Lagger, conseillère au Téléphone Alzheimer : « Si l’on sait que son ou sa partenaire ne nous importune pas intentionnellement, mais que sa maladie l’empêche de réagir différemment, on le prend moins personnellement. » C’est pourquoi Alzheimer Suisse a élaboré des fiches d’information et plusieurs brochures détaillées sur la vie avec la maladie, qui expliquent les différentes formes de démence et contiennent des conseils utiles pour la vie de tous les jours.


Les connaissances peuvent s’acquérir avec de la littérature spécialisée, mais aussi au sein d’un des quelque 120 groupes d’entraide pour les proches existants, qui favorisent un dialogue d’égal à égal. Comme tout le monde se trouve dans une situation similaire, les personnes y reçoivent de la compréhension, et non de la pitié ou des conseils non sollicités. Cet été, nous avons créé notre nouvelle plateforme communautaire alz.ch/community. Pour la plateforme, nous recherchons des personnes qui se sont occupées de proches atteint-e-s d’Alzheimer et qui souhaitent partager leur expérience avec d’autres personnes en quête de soutien.t


Accepter de l’aide est important
Pendant des années, Susi Streichenberg a essayé de faire face seule à la maladie de son mari : « Pour les personnes qui ont toujours apporté de l’aide aux autres, demander de l’aide est un tabou. Une affiche aperçue par hasard a confirmé cette réflexion. Il y était écrit : « Accepter de l’aide est un signe de force. » Finalement, Susi a trouvé du soutien pour s’occuper de son mari. 


Obtenir du soutien est très important pour que les aidant-e-s ne s’épuisent pas. En cas de difficultés, les conseillères du Téléphone Alzheimer et les centres de conseil des sections cantonales peuvent vous donner des suggestions concrètes pour faire face aux situations quotidiennes et vous informer sur les possibilités de soutien. La plateforme www.alzguide.ch lancée par Alzheimer Suisse permet de rechercher des offres de répit dans la région. 


Prendre soin de soi est important. Cela signifie prendre consciemment des mesures pour favoriser son bien-être et sa résilience, par exemple en s’accordant régulièrement des petites pauses pour faire des choses plaisantes. Prendre soin de soi permet de conserver ses forces pour rester en mesure d’aider les autres.