Dans le langage courant, le terme démence est souvent connoté négativement et associé à tort avec la folie. Il est cependant utilisé par l’OMS dans son système de classification des maladies et désigne différentes maladies cérébrales qui se manifestent par des symptômes similaires. Le terme troubles neurocognitifs est parfois utilisé au lieu du terme démence.
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Activités musicales et psychomotrices
avril 2024
Avec l’âge, les facultés mentales s’affaiblissent. Un entraînement régulier permet de contrecarrer ce déclin. Un projet soutenu par Alzheimer Suisse a évalué l’impact d’une pratique musicale ou psychomotrice sur les fonctions cognitives et motrices chez les personnes touchées par un déclin neurocognitif léger.
Un entraînement régulier prévient le déclin cognitif lié à l’âge.
Dans la mesure où Alzheimer et les maladies apparentées demeurent pour l’heure incurables, les interventions non médicamenteuses jouent un rôle de premier plan, car elles permettent de ralentir le déclin cognitif tout en préservant l’autonomie des personnes concernées. Certaines études ont ainsi démontré qu’un entraînement cognitif régulier est à même d’améliorer les performances intellectuelles.
Jusqu’ici, les recherches se sont déroulées pour la plupart dans un environnement artificiel, à savoir dans un laboratoire ou à l’ordinateur. On peut donc légitimement se demander si elles produiraient les mêmes effets positifs dans la vie de tous les jours. Vu que la motivation joue elle aussi un rôle central, les activités faciles à intégrer au quotidien, comme jouer d’un instrument de musique ou pratiquer une activité physique, pourraient s’avérer plus prometteuses.
Pratique musicale et psychomotrice
L’équipe de recherche de la professeure Clara James (HES-SO Haute école spécialisée de Suisse occidentale et Université de Genève) a donc cherché à savoir si les interventions musicales et psychomotrices pouvaient améliorer les performances physiques et mentales. Les personnes qui ont pris part à l’étude étaient atteintes de Mild Cognitive Impairment (MCI), soit des troubles cognitifs légers qui n’avaient pas une incidence majeure sur leur vie quotidienne.
Durant six mois, elles ont participé deux fois par semaine en petit groupe à des interventions musicales ou psychomotrices. L’activité musicale prévoyait l’apprentissage de diverses mélodies avec des tambours à anches en métal, dont on peut jouer avec les mains ou des baguettes. L’activité psychomotrice visait quant à elle à améliorer la perception physique et comprenait des exercices où il fallait effectuer des mouvements lents.
Les participantes et participants devaient en outre s’exercer à la maison. Les capacités cognitives ont été évaluées à l’aide de différents tests avant et après l’intervention de six mois, puis comparées avec celles de personnes en bonne santé qui ne suivaient aucun entraînement.
Une pratique régulière présente des avantages
Les premiers résultats du projet de recherche montrent des améliorations dans les deux groupes d’intervention. Le groupe de musique a vu s’améliorer la fluidité verbale sémantique, la mémoire verbale à court terme et la capacité à comprendre des conversations perturbées par des bruits de fond. Cet aspect est crucial pour les personnes âgées, car l’altération de cette capacité augmente l’isolement social qui favorise à son tour le déclin cognitif.
L’entraînement psychomoteur a en revanche amélioré la perception physique et le sens de l’équilibre, qui est souvent affecté chez les personnes atteintes de MCI. Ces résultats montrent qu’une activité régulière et adaptée contribue à réduire le risque de chute et augmente la mobilité. Un trouble neurocognitif léger n’est donc pas obligatoirement irréversible. Les interventions non médicamenteuses permettent aux personnes atteintes de MCI de lutter contre le déclin cognitif. Pour la professeure Clara James, responsable de la recherche, il est indispensable que les interventions soient adaptées aux besoins et préférences des personnes concernées.
Prof. Dr. Clara James, HES-SO Genève et Université de Genève
Vous êtes vous-même musicienne. Pourquoi la pratique musicale est-elle particulièrement adaptée comme mesure de prévention pour les personnes âgées?? La pratique d’un instrument peut freiner le déclin cognitif lié à l’âge, car elle active et relie de nombreux processus cognitifs et sensorimoteurs en particulier les fonctions exécutives. La mémoire de travail sert de mécanisme clé et mobilise des fonctions comme le raisonnement et la planification.
Étant donné que de nombreuses personnes éprouvent du plaisir à faire de la musique, la motivation est souvent grande et déclenche une réaction neurochimique, libérant notamment de la dopamine, ce qui soutient le processus d’apprentissage. En outre, la pratique musicale renforce les régions du cerveau qui sont abîmées par le déclin cognitif et qui, de ce fait, fonctionnent moins bien. Enfin, jouer d’un instrument de musique permet aussi de mieux réguler les émotions.
Faut-il avoir un talent musical pour obtenir un effet positif sur la santé du cerveau ? Non, pas du tout. Pour en profiter, il faut seulement aimer la musique, car c’est ce qui stimule la motivation. Il est donc indispensable de tenir compte des préférences musicales des participant-e-s.
À quelles personnes recommandez-vous une intervention psychomotrice ? Les interventions psychomotrices conviennent aux patientes et patients qui ont des difficultés à s’orienter dans l’espace, à garder l’équilibre et qui présentent des troubles de la coordination. À l’instar de la pratique musicale, ces interventions aident aussi à mieux réguler les émotions.
Prof. Dr. Clara James, HES-SO Genève et Université de Genève
Vous êtes vous-même musicienne. Pourquoi la pratique musicale est-elle particulièrement adaptée comme mesure de prévention pour les personnes âgées?? La pratique d’un instrument peut freiner le déclin cognitif lié à l’âge, car elle active et relie de nombreux processus cognitifs et sensorimoteurs en
particulier les fonctions exécutives. La mémoire de travail sert de mécanisme clé et mobilise des fonctions comme le raisonnement et la planification. Étant donné que de nombreuses personnes éprouvent du plaisir à faire de la musique, la motivation est souvent grande et déclenche une réaction neurochimique, libérant notamment de la dopamine, ce qui soutient le processus d’apprentissage. En outre, la pratique musicale renforce les régions du cerveau qui sont abîmées par le déclin cognitif et qui, de ce fait, fonctionnent moins bien. Enfin, jouer d’un instrument de musique permet aussi de mieux réguler les émotions.
Faut-il avoir un talent musical pour obtenir un effet positif sur la santé du cerveau ? Non, pas du tout. Pour en profiter, il faut seulement aimer la musique, car c’est ce qui stimule la motivation. Il est donc indispensable de tenir compte des préférences musicales des participant-e-s.
À quelles personnes recommandez-vous une intervention psychomotrice ? Les interventions psychomotrices conviennent aux patientes et patients qui ont des difficultés à s’orienter dans l’espace, à garder l’équilibre et qui présentent des troubles de la coordination. À l’instar de la pratique musicale, ces interventions aident aussi à mieux réguler les émotions.
Commentaires
Hedwig Fischer
2025-01-17
Super Artikel- vielen Dank sehr geehrte Frau Prof. Dr. James. Ich bin über die News auf der Homepage der Seniorenresidenz Récital Merl /Luxemburg auf Sie aufmerksam geworden. Als 62 jährige total musikbegeisterte Erzieherin und Heilpädagogin kann ich Ihre Forschungsergebnisse voll und ganz bestätigen und sogar mit meinen persönlichen Erfahrungen ergänzen. Meine musikalischen Schwerpunkte und Leidenschaft für Musik, Rhythmus, Seniorentanz etc. habe ich bislang -leider wegen meines Alters vergeblich- in den Motivationsschreiben vieler Bewerbungen- am liebsten für die Arbeit in einer Seniorenresidenz- zu vermitteln versucht. Trotz großer Lebens- und Berufserfahrung und sehr guter musikalischer Voraussetzungen (Gitarre, Singen, Chor, jetzt auch seit 1 Monat total begeisterter Harmonieharfenspielerin (Zungentrommel und Ukulele sollen später auch noch dazu kommen) werden stets jüngere Kandidaten bevorzugt eingestellt. Ich möchte unbedingt auch eine duale Ausbildung zur zertifizierten Musikgeragogin an der Musikakademie Münsingen musikakademiebw.de absolvieren. In Deutschland erhalte ich keine Arbeitsstelle, weil die Pflegekassen nur in körperliche Pflege investieren- für die Seele, Gemüt, Lebensfreude, Lebensqualiät, Wohlfühlen, Selbstbewusstsein, bessere Konzentration, verbesserte kognitive und kommunikative Fähigkeiten interessieren sich die Pflegekassen nicht. Dabei kann ich an mir selbst als lebendes Beispiel all ihre wundervollen Forschungsergebnisse bestätigen, auch Energie, Lebensfreude, gute Laune, Optimismus, Resilienz etc. die locker ausreichen, um mich als Erzieherin im sozialen Dienst mit musikalischen Schwerpunkten einzustellen. Bislang bin ich ohne Chance auf eine erfüllende Tätigkeit im musikalischen Bereich mit Senioren, deren Lebenserfahrungen ich besonders gut nachvollziehen kann, da ich mich in ähnlichem Alter befinde. Können Sie mich bitte kontaktieren? Vielleicht können Sie Ihre Forschungsergebnisse schnellstmöglich auch an die deutschen Pflegekassen weiterleiten, damit endlich Erzieher, die ohnehin für die Beschäftigung mit allen Altersgruppen prädestiniert und ausgebildet sind, für den Dienst an Senioren eingestellt und „anständig“ bezahlt werden? Ich soll eine qualitativ minderwertige Ausbildung zur Betreuungsfachkraft nach irgendwelchen Paragraphen absolvieren, wobei von 8 Lernmodulen ein einziges für Beschäftigung und Aktivierung vorgesehen ist. Ob da Musik überhaupt dabei ist, wage ich sehr zu bezweifeln. Ich weiß von einem deutschen Altenheim, dass die Senioren so gerne singen möchten. Niemand trifft die Melodie- also müssen CDs abgespielt werden. Ich werde als Erzieherin nicht eingestellt, weil ich zu alt, zu teuer und keine Pflegekraft bin.Die Bezahlung als Betreuungsfachkraft reicht kaum zum Überleben als Alleinstehende und soll ungefähr bei 2200- 2500 Euro brutto/Monat liegen. Das sind mindestens 1000 - 1500 Euro/brutto weniger als eine gut ausgebildete erfahrene Erzieherin verdient. Ausserdem brauche ich keine extrem theorielastige Ausbildung, sondern Praxisbeispiele - oder -Unterstützung. Ich weiß auch- ohne Ausbildung- was und wie Senioren sind, was Demenz ist, wie man mit schwerkranken oder sterbenden Menschen umgeht. Ich möchte nicht zum Betreuungsautomaten oder Betreuungsroboter ausgebildet werden. Ich bin und bleibe ein kontaktfreudiger, vielseitig interessierter sensibler, motivierter, organisationsstarker, teamfähiger, humorvoller und total musikbegeisterter Mensch aus Fleisch und Blut und möchte es auch bleiben. Ich habe mich jetzt vor einigen Tagen als Erzieherin mit musikalischen Schwerpunkten im Récital beworben und hoffe so sehr, dass ich auch ohne „Beziehungen“ in meinem Alter noch eine Chance auf meinen absoluten Traumjob bekomme. Können Sie mir helfen? Ich würde genauso gerne wie in Luxemburg auch in der Schweiz in einem Seniorenheim arbeiten, wenn es denn eine entsprechende Stelle und eine Unterkunft für mich geben würde. Auch für diesen Fall möchte ich gerne mit Ihnen zusammenarbeiten und mich mit Ihnen regelmäßig austauschen, sofern Sie dies wünschen. Ohne Musik, ohne positive Stimmungen, Resonanzen, Schwingungen, ohne Herz und Gefühle stirbt der Mensch- meistens total vereinsamt, alleine und deprimiert. Ohne Musik sind Depressionen und ständiger Negativismus vorprogrammiert, die Lebensqualität sinkt auf den Nullpunkt und wir wissen wo das zwangsweise hinführt….Ich wäre Ihnen sehr dankbar, falls Sie über meine Email-Adresse baldmöglichst Kontakt zu mir aufnehmen würden. Vielleicht haben Sie eine gute Idee oder Arbeitsstelle für mich? Mein eigenes geistiges Eigentum zur Musik in jedem Lebensalter habe ich mir auf meinem Ipad abgespeichert, da ich für eine Bewerbung nicht zuviel schreiben darf. Vielen Dank für Ihre Mühe vorab. Freundliche Grüße aus Rheinland-Pfalz, Saarburg, Hedwig Fischer
Dans le langage courant, le terme démence est souvent connoté négativement et associé à tort avec la folie. Il est cependant utilisé par l’OMS dans son système de classification des maladies et désigne différentes maladies cérébrales qui se manifestent par des symptômes similaires. Le terme troubles neurocognitifs est parfois utilisé au lieu du terme démence.
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Hedwig Fischer
2025-01-17